25/04/2011

Prisons belges - Arbi Zarmaev: Lettre Ouverte

thoughtcrime.gifCher H.,

Ce sont toujours les mêmes personnages qui reviennent. 

Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck et les membres de son Cabinet, les membres de la Ministère de la Justice qui travaillent aux prisons, les directeurs de la prison, la direction générale des prisons belges (et son administration)des avocats, des juges, et des politiciens.

C'est la même gang. Notre 'système démocratique'comme en Italie et ailleurs, est en grande partie dans les mains de la mafia.

Et il est très difficile de s'opposer à ce système, parce que les gens qui y travaillent, ont ​​tous les pouvoirs. Ils contrôlent la presse et ils ont une sorte de pouvoir absolu.

Et ils forment une puissance internationale. Il y a, par exemple, toutes sortes de contacts européens et inter-gouvernementales qui font partie de «la lutte contre le terrorisme». Et les «terroristes» ce ne sont plus des hommes masqués lançant des bombes ou la résistance armés qui s'oppose à la néo-colonialisme.
Non, NOUS et l'opposition politique qui reste, sont les "terroristes" qui doivent être éliminés.

Concerne Arbi dans la prison de Bruges, sa situation s'est quelque peu améliorée. De temps à temps on le met dans un petit espace ouvert  il y a un peu d'air et de lumière.  On lui donne un peu plus à manger parce qu'il est tout à fait faible et mal nourris. On lui a même donné ses pantoufles ;)
Mais il reste enfermé dans une cage de chien de 2 x 3 m, ce qui est bien pire qu'une cage dans un centre de détention pour les chiens. Les chiens qui y résident, ont au moins suffisamment de lumière, d'air et de contact (wafwafwaf) avec d'autres chiens.  Et ils peuvent se voir.

 

22/04/2011

Arbi Zarmaev: Prison de Bruges – 22.4.2011

From: Jan Boeykens

 


Date: 2011/4/22
To: Khedi Zarmaev

Chère Khedi,

Pour nous, Arbi sera libéré si nous le voyons vivant à notre table.

J’ai entendu qu’il n’aurait pas suffisant à manger.

Est-ce que tu as entendu qqchose de votre argent sur le compte de Arbi ? Un télévision sur son cage de chien est le minimum qu’on le peut donner pour les jours qu’ils restent.
Et chaque jour il doit sortir. Il a le droit de téléphoner et d’écrire. Il a le droit d’avoir contact avec les autres prisoniers.

Et pourquoi il doit rester dans son cage de chien s’il deviendrait libéré un de ces jours comme Pax Christi écrivait le 8ième avril 2011?

Salutations à Arbi, Ayndi, vos parents, Imran et toutes les hommes de coeur.


03/04/2011

Prisons - tortures - Arbi Zarmaev: Lettre ouverte à Ministre De Clerck (2)

Bruxelles, le 1 avril 2011

Ministre de la Justice Stefaan De Clerck, Waterloolaan 115, 1000 Bruxelles

Cher Monsieur De Clerck,

Objet: Arbi Zarmaaev, mes lettres du 26 et 28.3.2011

Comme je vous ai écrit, nous savons que Monsieur Arbi Zarmaev est soumis actuellement dans la prison de Bruges, comme cela était déjà le cas précédemment dans la prison de Hasselt, à un traitement qu’on ne peut autrement qualifier que de torture, par suite de quoi il se trouve dans un tel état alarmant, que sa famille a adressé un appel urgent à notre association pour agir.

Monsieur Zarmaev ne pèse plus que 50 kilos et souffre d’une insufficance rénale et d’autres problèmes graves de santé qui sont la suite d’une longue privation d’eau et de sommeil. Tout cela a été traîté par la direction de la prison de Bruges comme étant 'des simulacres’, tandis que la vérité est, comme je vous avais déjà écrit avant comptant sur le fait que vous m’entendriez, que Monsieur Zarmaev a besoin de soins médicaux urgents.

La famille de Monsieur Zarmaev ignore si actuellement il y a un médecin qui est chargé de le soigner. La famille a sollicité l’intervention d’un médecin indépendant de la prison, mais elle a l’impression que la direction vise à refuser l’accès à la prison de ce medecin, sous prétexte que Monsieur Zarmaev «est fou à lier et qu’il refuse tout contact avec le monde hors de la prison».

Le docteur Proot, médecin-chef de la prison de Bruges, ne semble pas prendre la situation bien au sérieux. On peut même se demander s’il existe un dossier médical sur Monsieur Zarmaev et, au cas où ce dossier existe réellement, si l’information qu’il contient est bien correct. En effet, nous-mêmes avons pu constater dans le passé que l’on traffiquait le dossier médical d’un détenu gravement malade, et qu’on avait même supprimé des pièces de son dossier. Nous vous enverrons une copie en attaché à cette lettre de la lettre que nous vous avions adressée sur ce sujet et dont vous n’aviez apparemment pas cru prendre notion.

Actuellement sa famille est sans nouvelles de Monsieur Zarmaev. On refuse tout contact entre Monsieur Zarmaev et sa famille en faisant savoir que Monsieur Zarmaev est 'completement fou’ et 'ne sait plus ce qu’il dit’. La famille a aussi été renseignée du fait qu’Arbi 'refuse tout contact avec le monde hors de la prison’, tandis que sa soeur et son frère lui ont rendu visite il y a à peine deux jours, pendant laquelle visite ils lui ont parlé et constaté que, malgré ses problèmes de santé très graves suite à la longue période qu’on l’a privé d’eau et de sommeil, son état mental était parfaitement sain.

Il est clair que l’on a donc suspendu le droit que Monsieur Zarmaev a de recevoir des visites, bien que dans son rapport, dressé et signé par lui le 19.03.2011, le directeur-attaché de la prison de Bruges, Monsieur L. Decaesstecker, note de manière absolument sans équivoque, que Monsieur Zarmaev, après son enfermement dans la cellule d'isolement, garde le droit de participer aux activités offertes par la prison dans le domaine du culte religieux, de l'éducation et des loisirs, ainsi que dans celui du travail, et qu'il garde le droit d'avoir des contact avec le monde extérieur par lettre, visites et téléphone (y compris avec les autorités diplomatiques ou consulaires).

Vous me permettrez, j'espère, de refaire de nouveau un appel à vous pourque vous voudriez intervenir dans cette affaire.

En attendant votre réponse, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments distingués.

Jan Boeykens 10 Rue Faider, 1060 Bruxelles

 

PS. Un copie de cette lettre vous sera également envoyée en recommandée, vu que vous êtes personellement impliqué dans cette affaire (étant donné que vous avez accordé l’extradition de Monsieur Zarmaev à la Russie et aux autorités tchetchènes) et que nous souhaitons empêcher que vous puissiez vous en tirer par une excuse au cas où Monsieur Zarmaev viendrait à décéder."

Prisons - tortures - Arbi Zarmaev: Lettre ouverte à Ministre De Clerck

TORTURES DANS LES PRISONS BELGES - ARBI ZAMAEV: LETTRE OUVERTE AU MINISTRE DE CLERCK (CD&V, Parti des Démocrates-Chrétiens)  - Traduction française

Bruxelles, 26.3.2011

Cher Monsieur De Clerck,

Objet: Arbi Zarmaev, prison de Bruges, nécessité urgente d’examiner son cas et d’intervenir

On m’a appris la nouvelle que le rufugé politique Tchetchène Arbi Zarmaev, dont vous prévoyez l’extradition sur demande de la Fédération Russe, est actuellement enfermé sous les condittions les plus inhumaines dans une cellule d’isolement à la prison de Bruges.

Avant son transfert vers la prison de Bruges, Monsieur Zarmaev était détenu dans la prison de Hasselt.

Là, cet homme, qui se trouve dans un état physique lamentable (il ne pèse plus que 50 kilos) a passé quatre jour dans la cellule d’isolement de la section haute surveillance de la prison.
Cela c’était produit après qu’on l’eût faussement accusé d’avoir ’délibéramment provoqué’ une bagarre entre détenus, ce pourquoi il a été puni de la sorte sans avoir été donné la possibilité de se défendre contre cette accusation.

Pendant ce séjour en cellule d’isolement ses mains ont été liées par une chaîne en fer sur le dos, de sorte qu’il lui était impossible de bouger, ce qui lui a provoqué des blessures profondes au niveau des poignets.

Il aurait été forcé à rester quasiment nu dans sa cellule et on lui aurait jeté son pain comme on ferait avec un chien, sans lui quitter les chaînes qui retenaient ses bras et ses mains.

Le frère de Monsieur Zarmaev constata lors de sa visite que son frère était déshydraté et qu’il avait des hématomes partout sur son corps et qu’il grièvement blessé à la hauteur du nez. 

On refusait de lui apporter suffisament d’eau potable, ce qui l’amenait à essayer de boire l’eau du réservoir au dessus de toilet. 

Il a interpellé le directeur de la prison de Hasselt à ce sujet, mais ce monsieur semblait trouver les faits qui lui étaient rapportés tout à fait normaux. de sorte à ce qu’il ne se sentait pas sollicité à intervenir de quelque faćon que ce soit.

Et aujourd’hui donc, Monsieur Zarmaev se trouve être enfermé dans la cellule d’isolement de la prison de Bruges, où on lui réserve le même traitement qu’il a connu avant, tandis qu’en réalité il a besoin de soins médicaux urgents. Il craint qu’on veut le détruire psychiquement en essayant de le rendre fou et qu’on finira par le tuer.

Vue que nous sommes au courant des pratiquent qu’on employe parfois dans les prisons de Hasselt et Bruges, et qu’il n’y a aucun contrôle sur les prisons dans ce pays (la loi sur les prisons de 1994 qui était censée protéger les droits des détenus, n’est toujours pas appliquée, malgré les nombreuses condamnations par l’Union Européenne sur ce point à l’encontre de l’état belge), je vous prie donc de vouloir en tant que ministre de la Justice, donner l’ordre d’examiner ce cas et de prendre les mesures urgentes concordantes.

On administre à ce moment un sérum à Monsieur Zarmaev, mais sa famille craint pour sa vie parce que son état continue de détoriérer.

Espérant une prompte réponse de votre part, je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.


Jan Boeykens, Rue Faider 10, 1060 Saint-Gilles (Bruxelles)


UPDATE: Mr Arbi Zarmaev est maintenant enfermé dans la cellule d’isolement de la prison de Bruges, après avoir passé quatrre jours sous des criconstances inhumaines dans la cellule d’isolement de la prison de Hasselt. Il a été privé d’eau pendant 4 jours.

En ce moment on utilise des techniques de torture contrre lui à fin de le briser psychiquement. Ainsi on a adopté l’habitude d’aller frapper continuellement pendant la nuit sur la porte de sa cellule. A part cela, on entre chaque quart d’heure dans sa cellule pour le réveiller en l’eblouissant avec une torche électrique.

Le directeur de la prison aurait entre-temps rédigé un rapport pour se protéger contre les suites éventuelles d’une examination du cas de Mr Zamaev. Dans ce rapport il mentionnerait l’ordre qu’il aurait donné de «laisser Mr Zamaev autant que possible en paix vu le mauvais état de sa santé».

Ministre De Clerck, qui à signé il y a quelque jours un document préparant l’extradition de Mr Zamaev vers la Fédération Russe, a déclaré après un entretien avec l’ambassade Russe, «qu’il n’y avait aucun risque de ce que Mr Zamaev soit torturé dans une prison Russe ou Tchetchène»

Actuellement l’affaire est examinée par Le Conseil d’Etat qui a entre autre la tâche de se prononcer sur les chances qu’il y a que le procès contre Mr Zamaev se déroulera d’une manière equitable et objective et sur les éventuelles risques qu'il y que les droits fondamentaux de Mr Zamaev seront violés au cas d’un extradition vers la Fédération Russe.

En Tchetchénie, les droits de l’homme ne sont pas du tout respectés. Les derniers opposants qui restent au régime actuel, sont en train d’être tout simplement liquidés. C’est ce qui explique pourquoi il y a tant de réfugiés politiques tchetchènes.

Dans le cas où on décidera d’extradier Mr Zamaev, il est presque sûr qu’il sera assassiné. Dans ce sens, ministre De Clerck, sur qui on exerce apparemment une forte pression politique, a signé une sorte de condamnation à mort à ĺ’encontre de Mr Zamaev dont la légalité est fort douteuse, vue qu’il s’agit d’une décision politique personelle et qu’on ne respecte pas les procédures réglementaires pourvues par la loi.

En outre, le fait d’approuver la décision prise par De Clerck entrainera la conséquence que d’autres réfugés politiques risquent d’être renvoyés de la même facon vers leur état d’origine où les attend la menace d’être torturés ou assassinés. Cela porterait une grave atteinte au statut légal des réfugiés politiques dans notre pays.